Du 26 au 28 mai 2026, Bujumbura a accueilli un colloque international d’envergure consacré à l’avenir du droit des affaires en Afrique. Co-organisé par la Clinique juridique BL et l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), cet événement a réuni des autorités publiques, des universitaires, des magistrats, des avocats, des praticiens du droit ainsi que des représentants d’institutions nationales et internationales autour d’une réflexion stratégique sur l’intégration juridique et le développement économique du continent.
Placée sous le thème « Le Burundi et l’harmonisation du droit des affaires : enjeux et perspectives du droit OHADA et des droits communautaires en Afrique », cette rencontre a constitué un espace privilégié de dialogue scientifique et institutionnel sur les réformes juridiques nécessaires à la consolidation de l’État de droit, à l’amélioration du climat des affaires et à l’attractivité des investissements.

Une initiative au service de l’intégration juridique africaine
En s’associant à l’OHADA pour l’organisation de ce colloque, la Clinique juridique BL réaffirme son engagement en faveur de la promotion de la culture juridique, du renforcement des capacités des professionnels du droit et de l’accompagnement des grandes réformes institutionnelles en Afrique.
À travers cette initiative, la Clinique juridique BL entend contribuer activement aux réflexions qui façonnent l’avenir des systèmes juridiques africains et favoriser les échanges entre les différents acteurs appelés à construire un environnement juridique plus sûr, plus moderne et davantage intégré.
Le Burundi au cœur d’une dynamique de modernisation
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre burundais de la Justice, M. Alfred Ahingejeje, qui a rappelé que l’OHADA constitue aujourd’hui l’une des plus importantes réussites africaines en matière d’intégration juridique. Selon lui, l’harmonisation du droit des affaires représente un levier essentiel pour moderniser la justice, sécuriser les investissements et renforcer la compétitivité économique des États.
Le Ministre a souligné que cette réflexion s’inscrit pleinement dans les objectifs du Plan national de développement 2018-2027 révisé ainsi que de la Vision Burundi 2040-2060, qui placent la qualité de la justice et l’amélioration du climat des affaires au cœur des priorités nationales.
Il a également annoncé les avancées réalisées par le Burundi en vue d’une éventuelle adhésion à l’OHADA, notamment à travers une étude de faisabilité soutenue par l’Agence française de développement et plusieurs réformes engagées dans le secteur judiciaire, parmi lesquelles la promotion de l’arbitrage et de la médiation, la digitalisation des services judiciaires ainsi que le renforcement des infrastructures judiciaires.
L’OHADA, un instrument de développement économique
Intervenant à son tour, le Secrétaire permanent de l’OHADA, Prof. Mayata Ndiaye Mbaye, a présenté l’organisation comme un puissant vecteur d’intégration juridique et de développement économique pour les États africains.
Il a rappelé que l’OHADA élabore un droit des affaires moderne, accessible et adapté aux réalités économiques africaines, offrant aux investisseurs, aux entreprises et aux institutions un cadre juridique harmonisé, stable et sécurisé.
Selon lui, cette harmonisation favorise la création d’entreprises pérennes, stimule les investissements, encourage l’emploi et contribue à l’accroissement des ressources fiscales des États. Il a également insisté sur le rôle essentiel joué par la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA), garante d’une application uniforme du droit OHADA dans les États membres.
S’agissant du Burundi, il a souligné l’importance de poursuivre les actions de sensibilisation et de renforcement des capacités afin de permettre aux acteurs nationaux de mieux appréhender les bénéfices d’une éventuelle adhésion à l’organisation.
Un cadre d’échanges de haut niveau
Durant trois jours, les travaux ont permis d’aborder les multiples dimensions de l’harmonisation du droit des affaires, les interactions entre le droit OHADA et les différents droits communautaires africains, ainsi que les défis liés à leur mise en œuvre dans un contexte marqué par l’intégration économique régionale.

Les échanges, nourris par les contributions de chercheurs, magistrats, avocats, universitaires et praticiens venus de plusieurs pays africains, ont mis en évidence la nécessité de renforcer la coopération juridique entre les États afin de construire un environnement favorable à la sécurité juridique, à la croissance économique et au développement durable.
La Clinique juridique BL, un acteur engagé au service du droit
La réussite de ce colloque témoigne de la volonté de la Clinique juridique BL de promouvoir des espaces de réflexion scientifique de haut niveau sur les grands enjeux juridiques contemporains.
En réunissant des experts africains autour des questions relatives à l’intégration juridique, la Clinique juridique BL confirme sa vocation de contribuer au rayonnement du droit en Afrique, au développement des compétences des professionnels du secteur et à la diffusion des meilleures pratiques au service de la justice et du développement économique.
Ce colloque international marque ainsi une étape importante dans le dialogue entre le Burundi et l’OHADA, tout en illustrant le rôle déterminant que peut jouer la coopération entre les institutions académiques, les organisations internationales et les acteurs du monde juridique pour accompagner les grandes transformations du continent africain.






